jeudi 9 mars 2017

Commandes Horse Remedy et la sellerie éthologique

Parce que je traîne souvent sur internet, et que j'ai envie du meilleur pour mon cheval, j'ai effectué deux commandes ces derniers mois. J'ai voulu notamment voir ce que je pouvait faire pour ses pieds. Comme je l'ai déjà écrit, mon cheval est pied-nu, mais je n'ai pas trouvé de podologue ou de pareur. Il est donc vu par un maréchal-ferrant.
Je pense qu'à terme, je me formerai pour faire ses pieds moi-même... Affaire à suivre ;-)

J'ai donc commencer par commander une râpe, et également un produit pour le traitement de ses fourchettes. Etant donné que le champ est très boueux par endroit (correction, parfois c'est un étang :o), ses pieds ont tendance à pourrir si je n'y prend pas garde.

Horse Remedy


J'ai vu pas mal d'articles sur les micro-organismes activés (http://www.horseremedy.eu/fr/12-micro-organismes-efficaces). 


Le Prominan Spray


Je me suis presque toujours battue contre la pourriture de la fourchette. Ces temps-ci, ses fourchettes vont beaucoup mieux, mais m'attendant à ce que le problème revienne, j'avais très envie d'essayer ce produit.
Déjà tout sale !
Je l'ai donc commandé. Du coup je l'utilise uniquement en prévision. C'est un peu dommage, mon cheval a quasi toujours eu au moins un pied en piètre état, et quand j'ai commandé le produit, plus rien. Je ne peux même pas tester le produit et vous faire des photos.
Concernant la disparition de la pourriture, je crois que j'ai une petite idée. J'attend un peu de voir si ça se confirme, si c'est la cas je vous écris un article, je crois que ça peut-être intéressant...
Fourchette en bien meilleur état qu'il y a quelques mois.
















Horse Remedy produit également le Proferm (un son d’épeautre avec des EM (EM=effective micro-organisms). Sur internet, le produit a l'air d'avoir un certain succès. A voir si je décide un jour de l'essayer sur mon cheval...

La sellerie éthologique

J'ai donc commandé une râpe afin de petit à petit commencer à m'impliquer dans le parage de mon cheval. Je songe de plus en plus à me former, en attendant, je vais juste commencer par passer un petit coup de râpe sur paroi, entre les passages du maréchal.

La râpe et la manche sont vendu séparément. J'ai hésité à ne commander que la râpe pour économiser le prix du manche. Après essai, je conseille clairement de commander le manche! A noter qu'un fois mis, le manche est à peu près impossible à enlever. Prix de la râpe: 49,90 euros, prix du manche: 19,90 euros.

Je ne connais pas le marché des râpes destinées au parage des chevaux, mais je sais juste qu'il vaut mieux mettre un certain prix pour avoir un outil de qualité. Même si je ne l'utiliserai que sur les pieds d'un seul cheval, entre chaque passage d'un maréchal, j'ai quand même besoin d'un outil de qualité. La râpe possède un coté beaucoup plus "rugueux", l'autre un peu moins. Je pense que c'est le cas de toutes les râpes.
A première vue, ma râpe me paraissait de très bonne qualité. A l'utilisation, elle adhère un peu trop, et est difficile à manier. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Que cela ne tienne, mon cheval continue d'être suivi par un maréchal. Si je me forme et m'implique dans le parage de mon cheval, je verrai si je dois en acheter une autre ou pas.

Un licol éthologique. En fait, j'en avais déjà un, mais j'en cherchais un plus fin. J'ai donc acheté un licol nœud diamant, avec brins attachés. Prix: 17,40 euros.
Sur le site, il est indiqué que le diamètre du licol est de 6 mm. Je pense que c'est une taille assez courante, mais j'aurai souhaité un peu plus fin. N'ayant rien d'autre sous la main, je l'utilise donc, et en suis globalement très contente.
Diamètre du licol

dimanche 5 février 2017

Suis-je cruelle avec mon cheval? Et si la vérité était multiple?

"La vérité a ses ennemis, l'erreur ses partisans". François Baucher

Quand on traîne un peu sur internet, on est confronté à beaucoup d'articles sur le bien-être des chevaux, sur leurs condition de détention (box, pâtures, stabulation...), la ferrure, ce qu'on leur met sur la tête ou autour du cou...

Beaucoup de cavaliers/cavalières se sont remis en question, et portent un regard très critique sur leur propre passé.
J'ai eu la chance de devenir propriétaire assez tardivement. Ce qui fait que j'avais déjà eu l'occasion de pas mal cogiter sur certains sujets. (Pas tous, mais il faut bien un début).

Face aux nombreuses réflexions sur les conditions de vie de nos chevaux domestiques, je me pose réellement la question. Est-ce que ce que je fais est correct? Est-ce que je suis une bonne propriétaire?

Il y a certaines choses que je n'ai pas peur d'affirmer fièrement. Mon cheval n'est pas ferré, il vit en paddock/prairie l'hivers, uniquement en prairie l'été. Je monte sans enrênement et sans éperons. Mon cheval et ses pieds-nu partent régulièrement en balade. Soit mon cheval a de très bons pieds, soit je prend bien soin de lui, mais quoi qu'il en soit ses pieds se portent très bien, merci!
Je monte en muserolle simple, et celle ci n'est pas serrée. Le choix de ma selle s'est fait encadrée par quelqu'un de compétent en la matière.

Et puis, il y a également ce que j'ai parfois peur d'exposer sur internet.
Je monte avec un mors. Et je ne vise pas de l'enlever un jour.
Je pratique régulièrement le dressage. J'ai une réelle envie de progresser dans cette discipline, et j'aimerai également initier mon cheval à l'obstacle, afin de pouvoir sauter quelques modestes petits parcours. Si j'en ai un jour l'occasion, j'aimerai participer à un petit concours complet.
Mon cheval est majoritairement nourri au foin/herbe, mais il reçoit également des granulés.

Est-ce que je me remet suffisamment en question?

J'ai lu un jour sur internet une cavalière qui monte sans mors écrire: "Je fais partie des gens qui ont une conscience". Ça m'interpelle, vu que je monte en mors. Et quoi, si je ne sais pas comme toi, je n'ai pas de conscience?
Le but de cet article n'est pas de répondre oui ou non. D'ailleurs je ne prend plus le temps de lire tout ces débats sur internet. Ce qui ne m'empêche pas de me poser beaucoup de questions.

Est-t-il normal que j’appréhende d'avouer que je monte avec un mors? Que je monte avec une muserolle et une cravache de dressage?

Même si je recherche une relation épanouie et heureuse, je me mentirais à moi-même si je n'admettais pas rechercher également mon plaisir et mon épanouissement dans la pratique de l'équitation. Mon plaisir personnel n'est pas la priorité. Je pense (ou j'essaye de penser) en premier lieu à mon cheval. Mais je suis entièrement consciente que le must pour mon cheval, ce serait une vie avec des copains, de l'herbe, du foin, et la paix totale.
Je pense qu'une relation équilibrée apporte quelque chose au cheval, tout comme un travail juste lui permet de s'épanouir physiquement. Néanmoins, il ne m'a rien demandé, et je lui impose ce travail, tout en sachant que mon équitation a encore une bonne marge de progression.

Stand à Aix-la-Chapelle, 2012

A l'inverse, est-t-il normal que je sois fière d'avoir un cheval non ferré? Je le fais par conviction, mais est-ce que je dois me fermer complètement, rester dans mon idée et ne même jamais vouloir admettre que quelqu'un d'autre pourrait détenir la vérité? Est-ce que je dois regarder avec dédain et ennui ceux qui font différemment de moi?


Vous avez peut-être déjà vu cette photo? Y a-t-il une seule vérité? Est-ce que si j'ai raison, l'autre à tort? Et qu'est-ce qui me prouve que j'ai raison? Ne devrai-je pas accueillir les points de vue divergents de ceux qui m'entour comme des richesses? (Et je fais comment pour dormir avec toutes ces questions?)


Pour reprendre le sujet de la ferrure, je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire qu'il ne s'agit pas juste d'enlever les fers du cheval. Le pied-nu est complexe, et demande un certain suivi de la part du propriétaire.
Dans mon cas, je n'ai pas pu trouver de pareur/podologue, et je fais donc appel à un maréchal-ferrant. J'en suis satisfaite, et il est compétent. Néanmoins quand je fais des recherche sur internet, je me rend bien compte qu'une personne plus qualifiée pourrait considérablement améliorer le bien-être de mon cheval. Je suis un peu déçue de n'avoir personne (pour le moment).
Bien sûr, je pourrai me former moi-même, mais pour l'instant, je ne le souhaite pas. Je n'ai pas envie de me lancer dans quelque chose à moitié. Si je décide de me former au parage, je veux m'investir totalement. Or il y a tellement de chose que j'ai envie d'approfondir que je ne veux pas courir après trop d'objectifs. Je pense que c'est mon droit.
Donc je pourrai être accusée d'incompétence. Un cheval non-ferré, paré par un maréchal-ferrant non-formé au pied-nu! Quelle erreur de ma part !

Un peu comme ce que j'avais écris dans mon article: Le perfectionnisme qui nous empêche de progresser, je me retrouve parfois complètement noyée par mon envie de faire mieux, de viser l'excellence, de ne pas faire d'erreurs...

Je crois que je m'occupe au mieux de mon cheval. Souvent, je n'en suis pas si sûre. J'ai tellement de questions ! A l'époque d'internet, nous sommes noyés d'information, il est parfois dur de ne pas s'y noyer !

Quand je suis confrontée à des cavaliers débutants, je suis bien contente de ne pas être à leur place! Quand des hommes et des femmes de chevaux, depuis 40 ans dans le métiers, te disent en apprendre tout les jours, si tu es adulte et que tu viens de débuter il y a 3 mois, mesures un peu le chemin qu'il te reste à parcourir!!!
Si tu traînes un peu sur internet, tu liras partout qu'il faut une bonne assiette pour ne pas gêner le cheval... Et après 3 mois, tu t'es surement rendu compte qu'il faudra du temps avant d'avoir une bonne assiette, et que d'ici là tu vas gêner ton cheval. Et après, si tu traînes sur les réseaux sociaux, tu liras différents commentaires sur "les débutants qui tirent dans la bouche du cheval", "les débutants qui n'y connaissent rien"... Et oui, ça donne envie de se mettre à notre sport!

Je suis tellement contente d'avoir mis le pied à l'étrier à une époque où internet était nettement mois accessible. Autant le net est un formidable moyen de s'épanouir, d'apprendre des nouvelles choses... Autant il peut y avoir des opinions tranchées, qui encore aujourd'hui me font douter...

Le doute semble être inévitable sur le chemin d'un cavalier. J'essaye tant bien que mal de le rendre constructif. Je sais que je ne suis pas la seule à douter, à culpabiliser, à réfléchir sur ma relation avec mon cheval...

Avez-vous également des doutes? Comment savez-vous si vous êtes dans le juste? Dites-moi tout!

lundi 9 janvier 2017

Les cavaliers sont des gens bien !

Parce qu'avec ses nombreux débats sur la ferrure, la vie au box, les enrênements, etc... on pourrait croire que la majorité des cavaliers sont des irresponsables sans conscience. Je vous montre que non, la cavaliers sont des gens bien !

Sandra et sa jument naviculaire:
Elle a acquit cette jument vers 5 ans, seulement voilà, 3 ans après, la jument en a 8 et est déclarée naviculaire. Sandra, la propriétaire, cesse donc définitivement de la monter. La vendre n'est pas envisageable, la jument terminerait immédiatement à la boucherie. Sandra continue donc, avec amour, de s'occuper de sa jument tout les jours, la nourrir, lui apporter ses carottes, ramasser les crottins, et s'assurer qu'elle ait tous les soins nécessaire. La jument ne peut plus être montée, ni en piste, ni en ballade, même la longe ou le travail à pied sont proscrit. Sandra est cavalière depuis toujours, mais avec les frais de sa jument (car même un cheval non monté représente un certain budget) elle a définitivement rangé ses bottes. Un autre cheval ou même des cours ne sont pas financièrement possible.

Kelly et la première ponette qu'elle a monté:
Lorsque Kelly a acheté son cheval, elle montait encore en club et était très attaché à la première ponette qu'elle avait monté. En partant s'installer dans d'autres écuries, elle avait promis à la monitrice qu'elle était prête à acceuillir cette ponette lorsqu'elle serait trop vieille pour assurer les cours avec les enfants. Quelques année plus tard, la vieille ponette est montée dans un van pour rejoindre une grande prairie, pas très loin du box du cheval de Kelly. Malgré sa vie bien remplie, Kelly trouve toujours le temps d'apporter une petite pomme et de consacrer un peu de temps à cette courageuse ponette.

Un groupe de cavalier parmi tant d'autre, avec qui j'ai monté le lundi soir:
Quand je suis arrivée dans ce cours collectif, j'ai été scotchée. Ici, total mélange de cavalier confirmé et peu expérimentés. Chacun a son niveau, et tous se tirent les uns les autres. Une ambiance que malheureusement, on ne croise pas partout.
Après chaque cours, petit debrief entre cavaliers. Les plus expérimenté donnent quelques conseils aux cavaliers plus débutant, et surtout des encouragements! Ici on entend des "Tu as vraiment bien monté aujourd'hui", ou des "Il n'est pas facile au galop à droite, mais après quelques départs, c'était vraiment beau à regarder". De quoi se sentir heureux de retrouver un si chouette groupe!

Marie et une shetland abandonnée:
Des chevaux ou poneys en prairie, vermifugé, soigné, parés, nourri correctement... Normalement ils auraient du être tous en bonne santé, mais ici Marie avait repéré dans un groupe une shetland en moins bon état. Avec l'accord du propriétaire, elle s'en est occupée. C'est elle qui a fait appel à plusieurs spécialistes et a payé les frais supplémentaire. Ils étaient nécessaire. La ponette souffrait de dermite, de fourbure, de gale de boue. La convalescence a été longue, la ponette a même déclanché une septicémie qui aurait pu se terminer très mal.
La ponette n'était pas du tout abandonnée par son propriétaire, seulement elle avait besoin de beaucoup plus de soins et d'attention que les autres chevaux. Marie l'a finalement adoptée et changé de groupe de chevaux. Elle nécessite beaucoup plus d'attention que les autres chevaux, mais Marie semble aujourd'hui avoir trouvé la juste mesure, car la shetland est en pleine forme, et rend bien l'amour qu'on lui a donné !

La famille H. et le poney de 37 ans:
C'est un poney que la maman a commencé à monter quand il avait 4-5 ans. Elle était alors très jeune. Elle a grandi, le poney a vieilli, et par la suite elle a fondée une famille. Aujourd'hui, le poney est à la retraite, mais il fait partie de la famille. Jusqu'à 30, il lui arrivait encore de partir en balade avec la maman, ou même de passer des barres au sol avec sa fille. Petit à petit, les rares balades ont complètement cessé, mais le vieux poney continue de faire complètement partie de la famille.

Comme quoi, chez les cavaliers et amoureux des chevaux il y a tellement de belles histoires !

jeudi 22 décembre 2016

La coiffure d'Helen Langenhanenberg

Aujourd'hui on va parler cheveux! Et oui, sur un blog équestre, on va parler coiffure et tresses!



Helen Langehanenberg, vous connaissez?
Née en 1982, la cavalière allemande de dressage est médaillée d'argent par équipe aux JO de Londres, elle obtient l'or en équipe et l'argent en individuel aux championnats d'Europe de 2013, et à Caen e, 2014 elle est récompensée à nouveau par l'or en équipe et l'argent en individuel.

Outre le beau couple qu'elle formait avec son cheval Damon Hill, je l'ai remarquée pour sa coiffure lors de ses reprise. Une coiffure tressée qui change des habituels chignons des cavalières de dressage. De plus, pas besoin d'avoir des cheveux longs, au contraire, les miens qui m'arrivent aux épaules sont presque trop longs.

Helen Langehanenberg et Damon Hill

Afin de réaliser sa jolie coiffure mi-tresse mi-chignon, il faut tout d'abord maitriser la dutch braid. Je commence donc par vous envoyer jeter un coup d’œil sur le magnifique site de Pukali: 365 coiffures: la dutch braid ou tresse néerlandaise. Si vous cherchez des jolies coiffures, vous trouverez votre bonheur.
D'ailleurs Pukali est également cavalière, la preuve ici avec sa jolie jument pie !

Alors, comment fait-on?

Cette coiffure est en fait constitué de deux tresse, qui partent de l'oreille et vont en diagonale vers l'épaule opposée.
Deux tresses en X

Donc on sépare les cheveux en deux, et on démarre une première tresse (une dutch braid) un peu au dessus de l'oreille avec le moitié des cheveux. On fait pareil avec l'autre coté de la tête.
L'étape la plus compliquée c'est d'attacher les deux tresses à l'aide d'épingles, en essayent de cacher au maximum les pointes des tresses.


Ma petite astuce: utiliser des élastiques de la couleur la plus discrète possible.

Si on a l'habitude de faire des tresses, c'est très facile, surtout si les cheveux ne sont pas trop longs.


Vous voilà prêtes à affronter les carrés de dressage. Alors, ça vous tente?

lundi 21 novembre 2016

La retraite du cheval

Comme nous, le cheval vieillit et un jour il devient temps de cesser de le monter ou de lui demander de travailler. Généralement, aux alentours de 20 ans le cheval qui était dans une écurie, monté régulièrement, est mis en prairie et n'est plus monté. Parfois, certains jeunes chevaux présentent des problèmes de santé et sont mis précocement à la retraite.

J'ai beaucoup d'exemples de chevaux qui sont encore monté après 20 ans. Certains partent en promenade occasionnellement, d'autres travaillent 2-3 fois par semaine, parfois jusque'à 24 ou 25 ans. Certains chevaux de plus de 25 ans ne seront pas contre une balade montée occasionnellement. Evidemment il faut adapter les demandes. Le cheval n'est plus capable de donner ce qu'il donnait autrefois. Si le travail est irrégulier, attention, il n'a probablement pas la musculature pour fournir des efforts. De même, en vieillissant certains chevaux sont plus raides et plus lents à échauffer.


Alors quand le mettre à la retraite? Il n'y a pas d'âge précis. Il faut se baser sur son état physique mais également son état moral. Montre-t-il des signes de joie de vivre? Si le cheval montre de la lassitude, il faut songer à cesser ou diminuer le travail.

En ce qui concerne l'état physique, en cas de doute, on peut toujours demander l'avis d'un vétérinaire. En effet, ceux-ci voient de nombreux chevaux chaque jour et pourront avoir du recul et un avis objectif que le propriétaire n'aura peut-être pas. Si vous avez à prendre cette décision, je vous souhaite beaucoup de courage! 

Vous voulez quelques chiffres?



Comparaison des ages homme/cheval
  • On peut comparer un cheval de 20 ans à un homme de 60 ans.
  • Environ 10 % des chevaux de plus de 20 ans gardent une activité physique régulière pendant plusieurs années.
La santé du vieux cheval:

L'idée comme quoi le cheval est moins fragile en prairie et sans l'intervention humaine est fréquemment avancée. Certes un cheval a la retraite a peu de chance de souffrir de boiteries ou de blessures de harnachement.
Néanmoins un cheval âgé a besoin de soins réguliers. Vaccins, vermifuges, alimentation adaptée... Attention au vieux cheval qui n'a pas de dentition correcte. Le passage du dentiste est essentiel, pour certains chevaux il faudra prévoir une nourriture qui n'a pas besoin d'être mâchée.
En fonction de ses origines et de son état, certains vieux chevaux auront besoin d'une couverture. A titre d'exemple, une des compagne de prairie de mon cheval, qui est âgée de 26 ans est couverte d'une couverture 100 grammes imperméable entre novembre et mars.

Comment faire pour que la retraite ne soit pas un "abandon"? Lorsqu'il est travaillé, le cheval à droit à des séances d'ostéopathie, des visites d'un maréchal/pareur, du dentiste, il reçoit une alimentation adaptée, il a parfois des compléments alimentaires. On veille à ses petits bobos, on s'inquiète de ses raideurs, ses tensions, on surveille les baisses de moral. On le travaille à pied pour l'assouplir, veiller à ce qu'il se sente bien dans son corps. Pourquoi le cheval à la retraite n'y aurait-il pas droit? Bien sûr les assouplissements ou le travail de la condition physique ne sont pas forcément nécessaires. Mais qu'en est-t-il d'une séance d'ostéopathie si il éprouve des gènes ou des tensions dans son corps? Et si nous ne sommes pas attentifs, pouvons-nous repérer ces signes de tension?






Les chevaux "âgés" ont également besoin d'attention. Si ils ont toujours été choyés, ils apprécieront certainement des visites humaines, un pansage, du temps passé avec eux. Et pourquoi pas une petite balade ou un petit peu de travail à pied si le cheval en est capable?


Connaissez-vous des exemples de chevaux "âgés" qui ont une activité régulière? Comment se passe la retraite de vos protégés?

jeudi 17 novembre 2016

Le perfectionnisme qui nous empêche de progresser

  • Avez-vous déjà eu l'impression de stagner?
  • Avez-vous lu tellement de livres équestres que vous connaissez le but à atteindre, mais vous n'y parvenez pas?
  • Êtes-vous déçu de votre façon de travailler, à pied ou à cheval votre cheval?
Si vous avez répondu oui à l'une de ces questions, cet article est peut-être pour vous.

Récemment, je m'interrogeais face à mon équitation. En très résumé: je me trouve nulle. J'ai commencé à monter il y a presque 20 ans, j'ai une bibliothèque équestre fournie (près de 40 titres), je possède un cheval de qualité, j'ai l'occasion de monter d'autre chevaux, je prend cours régulièrement, aussi bien des cours particuliers que des cours collectifs, je passe pas mal de temps sur les blogs... Bref, je devrai être une super cavalière, une vraie femme de cheval, je devrai être capable de monter aussi bien que je ne fais les boxes en un temps record ! Et bien... non, même pas...

Puis je suis tombée sur cet article: http://devenir-musicien.com/progresser-en-musique/. Je vous encourage à le lire, même si c'est un article appartenant au monde de la musique.

En résumé, cet article explique qu'on s'entend dire à quel point la musique est un art compliqué, difficile à maîtriser. Le musicien débutant se retrouve noyé dans une masse d'information, et n'ose donc pas composer, car composer serait "réservé" au musicien très expérimenté.

Du coup, on n'ose pas essayer, on ne prend pas le risque de faire une erreur, et on reste bloqué par la peur de faire quelque chose d'imparfait, qui sera jugé par nos pairs. Quel est le problème??? Et bien, si on ne s'exerce pas, on ne peut pas progresser!

L'article termine en parlant des perfectionnistes qui attendent d'être des virtuoses pour montrer aux autres leurs arts. Ceux là se privent de pistes pour progresser.

Quels parallèles avec l'équitation?

On nous répète qu'il faut s'informer, être curieux, lire le plus possible. On se rend compte qu'il nous faudra des années pour être capable de monter, qu'une vie entière ne suffira pas pour tout connaître. Les informations sont tellement nombreuses. Du comportement des chevaux au dressage de haute-école en passant par le parage naturel, l'éthologie, le saddle-fitting ou l'alimentation, nous sommes complètement noyés par les centaines de sujets sur lesquels nous devrions être experts pour ne pas passer comme incompétents auprès des autres cavaliers. Même après 10 ans, 15 ans nous aurons toujours des lacunes. Certains sujets nous intéressent plus que d'autres, il nous est impossible de tout connaitre en un temps record.

Après 19 ans au coté des chevaux, j'ai toujours une soif de connaissance. Chaque nouveau livre que je lis est accompagné d'un sentiment d'excitation: "Peut-être que dans ce livre-ci je vais découvrir quelque chose de révolutionnaire? Peut-être qu'il y aura une clé qui me permettra d'amorcer un tournant dans ma relation avec mon cheval?" Bien souvent, le livre est génial, mais passé quelques mois, non, ce n'est pas ce livre-là qui va changer ma vie. Comme le dit le général L'Hotte: "Les livres traitant de l'équitation n'ont vraiment d'utilité que pour le cavalier déjà complètement familiarisé avec la pratique du cheval. L'art ne s'apprend pas dans les livres, qui n'instruisent guère que ceux qui savent déjà."

J'ai lu de nombreux livre, vu de grand cavaliers travailler, j'ai pris de nombreux cours... Je commence donc à savoir ce qui est de la "belle équitation". Et je deviens donc très critique envers moi-même. Je ne suis pas particulièrement perfectionniste dans ma vie de tout les jours, mais avec les chevaux je le suis devenue. Sachant qu'une mauvaise position peut faire souffrir le dos de mon cheval, sachant qu'une mauvaise main est à proscrire, lisant les nombreuses critiques sur internet sur certains cavaliers qui se critiquent les uns les autres... parfois je n'ose plus. Je n'ose plus prendre le risque de faire une erreur. Je n'ose pas prendre cours avec un prof un peu plus "connu" de peur d'être jugée. Je n'ose pas demander conseils, de peur de m'en ramassez plein la figure comme quoi ma façon de monter serait néfaste pour mon cheval...

Je lis, je doute, j'achète à nouveau...
Après la lecture de cet article sur la musique, je me suis retrouvée dans certains aspects. Bloquée par mes connaissances, qui font que je sais reconnaître le mauvais geste, l'erreur... Je suis capable de porter un regard très critique sur ma séance, parce que j'en ai connu des meilleures, parce que j'ai vu d'autres cavaliers sur un meilleur chemin que moi, parce que j'ai observé des couples humain/équin qui fonctionnait mieux... Me voilà donc bloquée...

N'avez-vous jamais entendu dire que les cavaliers débutants abîmaient les chevaux? Pourtant sans débutants, plus de cavaliers!

Où je veux en venir? N'ayez pas peur de faire des erreurs. N'ayez pas peur de vivre votre relation pleinement avec votre cheval même si vous n'êtes pas spécialiste du comportement, du travail à pied, de l'équitation éthologique... Osez mettre de coté l'aspect théorique. Même si vous lisez beaucoup, soyez capable de faire confiance, non pas aux livres, mais à votre bon sens, à vos tripes, à votre ressenti, à votre propre jugement, indépendamment des connaissances théoriques.

Je l'ai vécu il y a quelques semaines. Après l'article sur le perfectionnisme en musique, j'ai décidé de relâcher un peu la pression que je me mettais moi-même. Je ne vais pas vous faire croire que subitement, je me suis mise à monter mieux. Bien sûre que non. Mais en relâchant la pression, en m'autorisant à faire confiance à mon instinct et à mes tripes, plutôt que de toujours penser à la belle théorie, j'entrevois certaines pistes qui me permettent de progresser. Rien d'exceptionnel, mais réussir à comprendre mes blocages, c'est déjà un grand pas en avant.

Alors, si comme moi vous vous savez quel but vous souhaitez atteindre, mais que vous vous sentez bloquer parce que ce but n'est pas encore accessible, mettez de coté la théorie, et osez faire des erreurs! Je ne vous promet pas des progrès immédiats et fulgurants, mais retenez que vous avez le droit de faire des erreurs! On en fait tous! Elles font partie du chemin. Ne laissez pas la peur de l'imperfection vous arrêter en plein milieu du chemin!
Janne Friederike Meyer, Aix-la-Chappelle 2012

vendredi 11 novembre 2016

Comment je nourris mon cheval

L'alimentation du cheval: sujet compliqué, car chez le cheval, ce n'est pas seulement une question d'énergie, de calorie, ou de litre de grains, mais c'est une gestion du temps, car le cheval est prévu pour manger en continu. Voici donc comment j'ai mis en place l'actuel régime alimentaire de mon cheval.

Mon cheval est en prairie jour et nuit l'été, par contre l'hivers il est rentré la nuit lorsqu'il fait froid. Il a donc accès à de l'herbe toute la journée (bien qu'en hivers l'herbe se fait plus rare), et la nuit il est en box avec paille. Je préférerai qu'il ne soit jamais en box, mais malheureusement je n'ai pas encore trouvé la pension de mes rêves.

Dans ma pension, dès le mois d'octobre, les chevaux ne sont plus que dans une seule parcelle, afin de laisser les autres parcelles se reposer durant l'hivers. La parcelle "d'hiver" devient donc petit à petit un grand champ de boue, au fur et à mesure que l'hiver avance et que l'herbe se raréfie. Ce n'est pas l'idéal, mais comme je l'ai écrit plus haut, pas facile de trouver une pension parfaite.

Les chevaux sont donc nourris au foin. Concrètement, le matin ils sont sortis en prairie et on remplit un grand bac à foin que les chevaux se partagent . On prévoit environ 1 galette de foin pour deux chevaux. En fin de journée, les chevaux sont rentrés au box. Ils reçoivent du foin (beaucoup) au box. Je paille moi-même mon box, et je suis très généreuse en paille.
De plus, la plupart des chevaux reçoivent un peu de grain le matin avant de sortir et le soir au retour de prairie.

Lorsque je suis arrivée dans cette pension, j'ai beaucoup hésité à donner ou non des granulés à mon cheval. C'est un cheval qui n'a pas particulièrement besoin de granulés. Il peut tout à fait être nourri uniquement au foin, voir même uniquement à l'herbe, à condition que la surface de la prairie soit suffisamment grande.
Comme les autres chevaux recevaient des granulés, j'ai souhaité que le mien en reçoive également.
J'ai donc opté pour un mélange d'entretien, sans avoine. Je donne un peu moins d'1 litre. Pas plus. Rapidement, j'ai acheté du son de blé afin d'augmenter un peu de volume de la ration sans lui donner trop de calories.
Le son de blé peut-être ajouté à la ration de chevaux proche du sang qui doivent éviter les granulés.

Son de blé
Grains, pommes et carottes
Cependant, attention, le son de blé ne présente pas que des avantages. Il absorbe beaucoup d'eau, il est donc conseillé de le mouiller afin d'éviter qu'il ne gonfle dans l'estomac du cheval. De plus, il contient beaucoup de phosphore. Or chez les chevaux, il faut maintenir un rapport d'environ 1,5 fois plus de calcium que de phosphore. Ce chiffre augmente chez les chevaux plus âgés. Avec les petites quantités que je donne (l'équivalent d'un verre d'eau) aucun risque, mais attention si vous souhaitez le donner en grande quantité. Selon les sources, on conseille de ne pas dépassez 450 à 500 g pour un cheval de 500 kg.

Tant qu'à faire un article sur l'alimentation, j'ai souhaité faire un petit point sur les ulcères, étant donné qu'on en parle beaucoup ces temps-ci.

L'ulcère gastrique est courant chez tous les types de chevaux, à tous les âges et quelle que soit leur activité. 90 % des poulains de course à l’entraînement, 70 % des chevaux de sport mais aussi 35 % des chevaux de loisir en souffrent.

On retrouve souvent sur internet une information comme quoi une étude à démontrer que 80 % des chevaux en souffraient. Cette étude est totalement vraie, seulement, et c'est une précision importante, c'est une étude sur des chevaux de course! Donc des chevaux fort sollicités au niveau sportif, et soumis à beaucoup de stress! Les chevaux de loisirs peuvent donc souffrir d'ulcères, mais ne retenez pas le chiffre de 80%, retenez plutôt celui de 35%.

Si comme moi votre cheval est nourri principalement au foin, qu'il est en prairie ou en box avec beaucoup de foin et de paille, et qu'il ne souffre pas de stress excessif, il y a peu de chance qu'il soit sujet au ulcères.



Edit du 25 août 2018: Un peu moins de deux ans après le parution de cet article, certaines choses ont changées.
Mon cheval vit désormais en paddock paradise, avec foin à volonté en slow feeding. J'ai de plus totalement arrêté les céréales. En complément du fourrage, Vasco reçoit actuellement 1/2 kg de pellets de luzerne réhydraté ainsi qu'un CMV conseillé par ma vétérinaire sur base de prise de sang.
Je parle plus longuement des céréales dans cet article: les 6 raisons d'éviter (ou de diminuer) les céréales.